7055 SOUVENIRS D'ISSOIRE 7055

C'était au temps…ou BREL s'envolait

A la fin des années 60, Jacques Brel a compté parmi les heureux propriétaires des avions Wassmer construits à Issoire. Vingt ans après sa mort, la discrétion et la générosité du grand Jacques restent toujours gravées dans la mémoire de ses amis.

Il est beau et il sent le neuf, le Super Wassmer qui vient de sortir des usines issoiriennes, dont les bâtiments jouxtent l'aérodrome. En cette fin novembre 1969 le froid est vif mais le nouveau propriétaire de l'avion n'en a que faire. Il traverse le tarmac d'un pas assuré. Bien emmitouflé dans sa veste fourrée en mouton et une casquette à carreaux vissée sur la tête, ce pilote c'est Jacques Brel. Il s'est accordé quelques semaines de repos dans la cité de saint-Austremoine pour prendre en main les commandes de l'appareil.

Car le chanteur est aussi un passionné d'avions. Après deux engins volants achetés d'occasion, le voilà propriétaire d'un avion flambant neuf. Dans la ville, Jacques Raynaud, a été parmi les premiers à voir Jacques Brel arriver. Jacques Raynaud tenait à l'époque l'hôtel le Parc au 2, avenue de la Gare : Un jour, jean pierre Dumont, le PDG de Wassmer Aviation, me téléphone " : je t'envoie quatre clients ". Et voilà Brel accompagné de jojo Pasquier, son impresario !"

Très vite les deux Jacques deviennent bientôt inséparables. Car autour des passionnés d'avion gravite une joyeuse bande de copains. "Si bien que la limonade de Reims et le tilleul d'Ecosse coulaient à flot", rigole Raynaud, avec son franc-parler légendaire.

Les soirées succèdent aux fêtes : "J'avais même du mal à fermer le magasin !", mais c'était pour mieux profiter de la nuit. "Qu’on finissait chez Pierre Bournet à Vodable ?"

Parmi eux, il y avait "la zette", championne du monde d'altitude de vol à voile. Pour l'hôtelier, aujourd'hui à la retraite, Brel "était un gars simple et généreux, pas un rouleur de manivelle ".

La journée, jacques Brel retrouve sa passion et passe l'après midi à arpenter le terrain. Puis, son apprentissage terminé et ses papiers en règle, il repart voler au-dessus de son "plat pays".

Quelques mois plus tard, le chanteur belge atterrit à nouveau à Issoire, cette fois pour faire réviser son avion. Ce jour-là c'est André Florisson qui est au bureau de l'aéroclub et qui voit débarquer deux hommes : "jacques Brel annonce-t-il en lui tendant la main, et voilà mon ami jean. Rassurez-vous on ne vit pas ensemble !"

Professeur d'électronique à l'école des sous-officiers, André Florisson possède alors un petit Jodel monoplace "avec un moteur de Volkswagen coccinelle. Sa forme a beaucoup amusé Brel qui l'appelait "la bête". Il a même effectué un tour avec.

C'est reparti pour trois semaines de fête, Jacques voulait tous payer cela en était même gênant. Jacques a-t-il chanté durant ses soirées issoiriennes ? Oui mais des chansons paillardes ! Le reste du temps, l'homme restait discret, "toujours le dos à la porte ", se rappelle jacques Raynaud. Brel sera vu une dernière fois à Issoire en transit à l'hôtel le Parc. Il devait rester la journée. Il n'en repartira que le lendemain matin, après une nuit gaie et arrosée. Vingt après la mort de l'artiste, jacques, André et les autres se souviennent.

De leur ami belge, son rire sarcastique résonne encore dans les hangars de l'aéro-club.

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Passionné d'aviation, jacques Brel est venu s'essayer au pilotage de son avion tous neuf, un Super 4 WASSMER. C'était en 1969 l'occasion de se faire une belle bande de copains à Issoire.

ARTICLE PARU DANS LE JOURNAL LA MONTAGNE EN FIN 1998

Sur les paroles de jacques Raynaud qui tenu l'hôtel le Parc de 1956 jusqu'en 1989 date ou il me le céda.

Roger ROBIN                            

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